Un vaisseau de Star Wars grandeur nature en Lego
Begotten
Chers lecteurs,
Pour cette première chronique cinématographique, je vous propose un film qui n’a rien d’ordinaire. En effet, de nos jours, beaucoup de films respirent la transparence, tant ils sont produit par des sociétés de production visant précisément tel ou tel public afin d’engranger un maximum de profit. Or, une œuvre de cinéaste n’est-elle pas avant toute chose de l’art ? N’appelle-t-on pas d’ailleurs le cinéma le 7ème art ?
Ma conception d’une œuvre cinématographique est similaire à la conception que j’ai de n’importe quelle œuvre d’art : elle ne doit pas viser un public en particulier. Les personnes qui veulent s’y retrouver seront touchées. Quant à celles qui n’y adhèrent pas, elles passeront leur chemin. Begotten appartient réellement à ce genre d’œuvre totalement indépendantes.
Ce film, je vous l’ai dit, ne plaira pas à tous; en revanche, je vous promet que même ceux à qui il ne plait pas salueront quelques-unes de ses qualités : l’avant-gardisme de l’œuvre, sa singularité, sa mise en œuvre sortant de l’ordinaire.
Voilà qui est dit. A présent, voici quelques-unes des caractéristiques technique de Begotten:
Titre intégral : Begotten Genre : Fantastique, horreur, expérimental, avant-garde Durée : 78 minutes Réalisation, scénario, production, photographie : E. Elias Merhige Pays d’origine : Etats-Unis Date de sortie : 1991(Note : La musique de la vidéo n’est pas intégrée dans le film.)
E. Elias Merhige a pour ainsi dire réalisé entièrement le film sous tous ses aspects à lui seul. Il lui aura fallu pas moins de 4 ans pour que son projet aboutisse. Particularité, le film a été enregistré en format de pellicule 1,37:1. Pourquoi le réalisateur a-t-il choisi un format devenu si peu conventionnel ? Tout simplement parce que, vous le verrez, l’aspect graphique du film est particulier : les grains ont été volontairement grossis pour donner un rendu brut, sale. Du coup, E. Elias Merhige a adapté la caméra lui-même pour obtenir ce résultat. Il aurait été plus compliqué de “saccager” une image de plus haute définition, alors qu’en utilisant ce format primaire, une partie du travail avait déjà été faite. ;-)
Ce film ne contient aucun dialogue, justes quelques sous-titres. L’histoire, peut sembler fort décousue, mais suit tout de même une trame définie. Il émane de Begotten des ressentis puissants, des émotions palpables.
Le plus difficile, dans cette chronique, est de résumer Begotten, ce que je vais tenter de faire.
Dans un monde quelconque, la naissance du “tout” s’y produit. Un dieu se sacrifie afin de procéder à la création du monde et de tout ce qu’il entoure. De par sa force qu’il l’a quittée, une femme se féconde. Durant le voyage qu’elle a entreprit, elle donne naissance à un fils. Mais, juste avant cela, ils rencontrèrent un groupe de nomades…
Plutôt que d’imposer aux cinéphiles ce qu’ils doivent penser et ressentir, Merhige laisse une fameuse marge de manœuvre, c’est le moins que l’on puisse dire. Ce film sera le vôtre. De ce film, votre esprit fera une interprétation qui ne saura être que personnelle. C’est de par là que l’ont reconnaît les grands films : des films tels qu’ils puissent s’engouffrer dans l’âme et en faire rejaillir des sentiments profonds, ancrés.
Vous ne devez pas vous dire que Begotten n’est pas pour vous. On peut retirer de la richesse de chaque film, quel qu’il soit, dans la mesure où il est correctement réalisé. Je vous assure que c’est le cas pour Begotten. Regardez-le, en plusieurs fois s’il le faut. Je vous garantis que vous y songerez longtemps.
Nhoj.
















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